La station de tram « Nation » renommée « Jardins de l’Engrenage »

Ce matin en allant prendre le tram, on a trouvé une surprise ! C’est à l’occasion du 17 novembre, deuxième journée d’action contre la réintoxication du monde que le tram s’est refait une petite beauté.

« Les légumes et les arbres sont enracinés, ils ne partiront pas »

Ce matin, mardi 17 novembre 2020, les usagères et usagers du tram du quartier Nation ont eu la surprise de découvrir le nouveau nom de la station, renommée « Jardins de l’Engrenage ».

Symbolique, cette action s’inscrit dans le cadre de la deuxième journée nationale contre la réintoxication du monde en vue du « monde d’après » la pandémie : appel à des occupations de terres en villes ou dans les zones péri-urbaines pour des projets de cultures vivrières ET appel à réaliser des actions contre les lieux, bâtiments ou infrastructures profondément nuisibles à l’environnement qu’il faut mettre à l’arrêt.

Pour mémoire, la première journée contre la réintoxication du monde avait eu lieu le 17 juin 2020 et avait vu plusieurs centaines de personnes ouvrir les « Jardins de l’Engrenage » sur le terrain en friche situé avenue de Langres à Dijon pour le transformer en un jardin collectif et un lieu de promenade et de rencontres.

Soutenue par l’association des « Ami-es des Jardins de l’Engrenage », l’occupation du terrain propriété de la Ville de Dijon, bien commun au bénéfice de tout-es les Dijonnais, vendu sans aucune concertation à la SAS Ghitti, a fait l’objet d’une décision de justice pour expulsion à partir du 20 novembre.

Au milieu d’un quartier profondément marqué par l’urbanisation ces dernières années, et manquant de lieux de rencontre, cette occupation a pour but de construire une forme de vie pleine de sens et qui peut être plus désirable que celle trop soumise aux besoins du marché.

Lien avec la nature pour les plus jeunes, occasion d’échange d’idées, rencontre entre voisins : voilà quelques-uns des bénéfices des Jardins de l’Engrenage en seulement 5 mois.

Les jardinier-es occupant-es ou de passage ont semé, planté, sarclé et arrosé depuis 5 mois. Et la terre leur rend bien : tomates, salades, haricots, pommes de terre sont produits sur ce bout de terrain, pourtant déclaré infertile par leurs détracteurs.
Les arbres et les légumes sont enracinés et ne partiront pas !

Le collectif, rejoint chaque jour par des riverain-es sympathisant-es de plus en plus nombreux-ses, attaché-es à cet espace verdoyant, promeut par ses actes la protection de la nature en ville.
Au contraire de la Ville de Dijon qui envisage d’attaquer pour la seconde fois haricots et épinards sans défense.

A travers une pétition, déjà plusieurs centaines d’habitant-es de l’agglomération dijonnaise soutiennent ce projet alternatif et demandent à engager le dialogue avec la Ville de Dijon pour enfin réaliser une vraie concertation des habitant-es sur l’aménagement de cette zone.

Pendant le confinement, il est permis de venir se promener aux Jardins de l’Engrenage.

La lutte pour la préservation de la nature est notre affaire à tous.



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