Passage de la police sur la maison habitée par des femmes et minorités de genre exilé.e.s : un tour de passe-passe juridique pour expulser sans procès ?

Aujourd’hui, une visite de la police a eu lieu sur la maison occupée sur l’avenue Carraz, nouveau lieu d’habitation pour femmes et minorités de genre exilées à Dijon depuis le mercredi 7 avril.

Aujourd’hui, une visite de la police a eu lieu sur la maison occupée au 23 avenue Roland Carraz à Chenôve, nouveau lieu d’habitation pour femmes et minorités de genre exilées à Dijon depuis le mercredi 7 avril.

Une visite de la police, en contexte de couvre-feu à 19h30 ? Les habitant.e.s ont eu peur, et ont choisi de ne pas répondre tant que d’autres personnes ami.e.s ne seraient pas présent.e.s.

Une fois sur place, le collectif de soutien a constaté le départ de la police et du visiteur qui les accompagnait ainsi que l’absence des noms des habitant.e.s affiché.e.s sur la porte d’entrée : l’étiquette a été arrachée de la porte.

Pourquoi les noms ont-ils été ôtés ? Juridiquement, la présence de noms affichés sur la porte d’un domicile occupé sans droit ni titre garantit la tenue d’un procès équitable.

Le passage de la police ce soir nous fait craindre une expulsion illégale.

Nous appelons tous les soutiens disponibles à nous rejoindre demain matin, ce jeudi 22 avril dès 5h45 à la maison habitée par les personnes exilé.e.s, au 23 avenue Roland Carraz, à Chenove.



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