Blocage/Déblocage de Droit-Lettres... Des nouvelles de la fac



Des infos au jour le jour de la mobilisation universitaire, notamment depuis les salles occupées Élise Lucet (m’a radicalisé·e) / Diego Maradona

Dernières nouvelles :

Le Bâtiment Droit-Lettres a été bloqué de 6h30 à 8h30.
Dans le cadre du mouvement contre la réforme des universités, un blocage du bâtiment droit-lettres a été décidé en AG. Le blocage a été effectif de 6h30 à 8h30.

Le bâtiment a été débloqué par des employés de l’uB, des vigiles, des professeurs (dont le doyen de droit qui s’amuse actuellement à publier des photos des manifestants dans une sorte de mise au pilori, et mentir éhontément sur l’origine des violences inter-personnelles de ce matin) et quelques étudiants, bien énervés. Ces derniers ayant pété les portes des passerelles en forçant.
Les seules personnes à en avoir bousculé d’autres sont des vigiles, des professeurs et personnels, les étudiant-e-s mobilisé-e-s s’étant majoritairement contenté-e-s de tenir les tables et chaises qu’ils et elles tentaient de maintenir en barricade, voire s’asseyant simplement sur celle-ci.

AG à 10h dans la salle 202 occupée, venez nombeux pour décider de la suite du mouvement.

Récit des derniers jours à la fac :
Vendredi/Samedi/Dimanche : week-end de Pâques, forcément moins de monde, mais quand-même de quoi s’occuper une activité crêpe à la soirée DUB organisée aux Tanneries.
Des crêpes vendues en soutien à la lutte, histoire de faire une caisse pour les tracts, affiches et autre matos organisationnel.
Des camarades vont visiter les salarié-e-s en grève de carrefour Quétigny et Toison d’Or.
Des écrits sont pensés, du matos pour soulager un peu le quotidien est ramené bref la vie de la salle Maradona (1967- 1994).

Lundi : Une porte sépare la salle Maradona (1967-1994) de la salle 201, elle n’est pas fermée à clef, on l’ouvre donc pour doubler notre espace de vie. La salle Elise Lucet (m’a radicalisé-e) vient de naître.
A 18h30 : pas mal de monde (60-70 personnes) en AG d’organisation de la salle Elise Lucet/Maradona, ça avance bien, discussion assez fluide.
On ne perd vraiment pas de temps à parler des trucs de ménage ou des machins domestiques, on les fait plus ou moins spontanément, on en discute brièvement hors assemblée et ça se fait. À vrai dire, on n’a même rien évoqué de ce genre lors des assemblées.
Des espèces de commissions se créent pour organiser la semaine, on a l’impression que c’est l’urgence. Une urgence joyeuse.
Le programme de demain est chargé :

  • levé 7h pour aller differ et coller jusqu’à midi.
  • rassemblement à 12h30 pour faire un petit tour sur le campus et voire plus.
  • 17h30 AG de lutte.
    Les débats qui suivent montrent que le reste de la semaine ne sera pas plus tranquille.
    L’envie de rencontrer des cheminots, les faucheurs qui passent en procès, d’aller demander des comptes à Edouard Phillipe, d’inviter des gens à présenter les autres luttes sur Dijon ou ailleurs...
    On voit pas comment tout ça va se caler dans des journées de 24h mais c’est enthousiasmant.
    Vers 21H30 on met un terme à cette assemblée. Des petits groupes se forment, soit pour aller imprimer les tracts et affiches, soit pour faire des banderoles, soit pour préparer l’AG de demain ou tout simplement pour discuter.


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