Plus de 150 personnes ont répondu à cet appel. L’organisateur de la manifestation a d’abord expliqué sa démarche : accusé par la préfecture d’être l’organisateur de manifestations non déclarées, il a d’abord déclaré un parcours partant de la Cité Judiciaire. Celui-ci lui a été refusé, et un parcours partant de République direction Wilson (sans passer par la case centre-ville) lui a été imposé. Un arrêté préfectoral d’interdiction de manifester a ensuite été pris pour plusieurs rues, et les forces de l’ordre ont refusé toute négociation sur le parcours, menaçant d’interpeller toute personne entravant la circulation. La manifestation aura donc lieu sur les trottoirs.
Ont ensuite été rappelés les nombreux cas de violences policières constatées ces dernieres semaines : Zineb Redouane, tuée le 1er décembre par une grenade lacrymogène, ainsi que les nombreuses personnes éborgnées par des tirs de LBD (« lanceurs de balles de défense »), ou ayant eu la main arrachée par des grenades GLI F4. Les manifestants réclament l’interdiction immédiate de ces armes, ainsi que l’amnistie de tous les gilets jaunes interpellés.
Le cortège s’est donc rendu jusqu’à la place Darcy en empruntant les trottoirs. On a pu entendre des slogans comme « police partout, justice nulle part », « la police mutile, la police assassine », « mais que fait la police ? Ca crève les yeux », ou encore « elle tue, elle traque, faut supprimer la BAC ».
Place Darcy la dispersion officielle de la manifestation est annoncée, après un message de solidarité pour les gilets jaunes attaqués par un groupe fasciste pendant l’acte 11 à Paris.
Une projection est improvisée sur la Porte Guillaume, exposant les images - choquantes - de quelques-unes des personnes blessées par les armes de la police depuis le 17 novembre.
La centaine de personnes présentes est ensuite repartie en manifestation, en passant par la rue de la Liberté, jusqu’à la Préfecture, où, au grand étonnement de tout le monde, aucun policier ne se trouvait. Ces derniers ont mis plusieurs minutes à arriver, au compte-goutte et fanfaronant, malgré le ridicule de leur mission : sécuriser un bâtiment devant lequel les manifestants étaient rassemblés tranquillement depuis 10 minutes.
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