Le Chalet de la Solidarité, cabane des Gilets Jaunes de Commercy, installée sur la grand-place, a été détruite, le 13 mars par le maire de la ville, en personne. Cette cabane était devenue emblématique de l’assemblée populaire de Commercy.
Jérôme Lefèvre, dont la mairie ressemble à un véritable château, démesuré par rapport à la taille de la ville, a lui-même participé à la destruction de cette cabane, avec l’aide de la police.
Avec la fin du fameux grand débat national, c’est un geste pour ordonner à tout le monde de rentrer chez soi. Mais dans un communiqué Facebook, les Gilets Jaunes de Commercy prouvent encore que la détermination ne faiblit pas. Et ce samedi parisien nous le rappelle.
« En détruisant ce symbole de la lutte populaire et de la solidarité, le maire de Commercy s’affiche dans la droite ligne du gouvernement Macron. Un autoritarisme borné, une absence totale de considération pour la souffrance du peuple. Face à ces despotes, une seule solution, continuer le mouvement et le renforcer. D’une manière ou d’une autre nous sommes là et y resterons. De toute façon, notre cabane est toujours debout dans nos cœurs. La souffrance la colère et la solidarité lui servent de murs. Stop aux injustices ! Stop aux violences d’État ! Stop au mépris des élus ! Vive l’assemblée populaire ! »
Nous savons aujourd’hui la puissance politique, imaginaire et symbolique de la cabane. Bien plus que des palettes, ce sont des manières de s’organiser qui s’éprouvent et se trouvent.
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