Grève 18 octobre : appel à un cortège de précaires, étudiant.es et chômeur.euses à Dijon



Appel à la gréve générale et à un cortège de précaires, étudiant.es et chômeur.euses. Tout le monde aura sa place dans la rue mardi !

Grève de ce monde

Mardi 18 octobre 14h45 /// place de la république/// Dijon

Un jour Macron il s’est réveillé, c’était le confinement et là il a fait un genre de discours chelou « éboueur, infirmière je vous kiffe, vous êtes des héros blablablou ». Après ba les livreuses, les caissières, les ambulanciers ont pas vraiment vu l’avantage d’être des héros de la nation.
Les premières lignes sont restées dans des conditions de travail de merde pendant que les premiers de cordées se faisaient plaiz’ avec leur cuisine exotique livrée à domicile.
Alors voilà maintenant, ça craque. Plus personne veut travailler comme ça, les raffineries stoppent tout, ça suffit on veut partager le magot ! Dans les crèches, dans les transports, dans les hôpitaux y’en a marre qu’on se foute de notre gueule ! Et puis y en a d’autres qui ont juste tout arrêté, c’est bon on a donné, on va voir ailleurs si on y est !
Pendant ce temps, à Versailles à l’Elysée ou tout autre batiment obsolète, c’est la panique. Le pôle emploi-bientôt France travail invente le Pack remobilisation. L’Etat s’est engagé auprès des grands patrons à leur fournir un « vivier » de chômeur.ses. Alors hop tout le monde rédige des CV et réfléchit à son avenir-travail-dans-l’industrie et sa mobilité-tu-dois-être-prêt-à-tout puis hop tu dois te challenger en acceptant un bullshit-job sous payé. C’est un peu contre-intuitif, comme challenge, t’as plutôt l’impression d’une régression, mais de toute façon, t’as pas le temps de capter, tu es déjà radié.
Voila le double mouv : quand les salarié·es quittent leur boulot parce qu’il a plus de sens, on tape sur les précaires comme dans une armée de réserve. Double rendement : soit on donne de la main d’oeuvre au MEDEF, soit on radie les réfractaires pour faire comme si y avait moins de chômage.
Ça craque de partout. guerreincendieguerre, flambée sur le gaz et l’elec. panique fait trop chaud il tombe de la grêle. Y a plus de saisons, on dirait bien que y a une erreur systême.
Allo allo on a des problèmes ! Parait que c’est le moment de voir le soleil se lever sur un feu de poubelle. de se retrouver sur des rond-points pour y faire des cabanes. Parait que c’est le moment où on pourait faire grève. grève de son taf, grève de ce monde.

Parait que le premier moment, c’est mardi.

Rendez-vous dès le matin sur les piquets de grève et à 14h45 pour un cortège précaires / étudiants / chomeuse.

Grève générale !



Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Syndicalisme

Ici comme ailleurs, pour un féminisme décolonial et anticapitaliste

Une coordination de féministes françaises et internationales rendent hommage à la révolution iranienne : car ici comme ailleurs, la police tue. Pour le 16 septembre et la commémoration du meurtre de Jina par la police des moeurs en Iran, des queer, chercheuses, féministes iraniennes, travailleuses et travailleurs du sexe, historien.nes, artistes, infirmières... du monde entier élèvent la voix pour contrer le discours libéral !

Marche unitaire contre les violences policières

Marche unitaire samedi 23 septembre 14h place de la Libération.
Le meurtre de Nahel, tué par un policier à bout portant le 27 juin 2023 à Nanterre, a mis de nouveau la lumière sur ce qui doit cesser : le racisme systémique, les violences policières, et les inégalités sociales que creuse la politique de Macron.

Vendanges 2023 : un silence qui ne passe pas !

Malgré un certain silence sur la situation vécue par des milliers de saisonnier.es en Côte d’Or, la situation ne s’améliore pas car rien n’est fait pour que cela soit le cas. Le sort des travailleurs.euses précaires que sont les saisonnier.es des vendanges n’a pas l’air d’être considéré comme il devrait l’être.

Articles de la même thématique : Précarités

Lutter contre la division et la discrimination des saisonnier.ère.s, nous approprier collectivement nos saisons viticoles

Contre l’hypocrisie, l’opacité et l’omerta totales dans lesquelles sont maintenues par la bourgeoisie viticole les conditions de plus en plus discriminantes et racistes du travail saisonnier en Côte d’or, cette texte est un appel à rompre la division et l’isolement des saisonnier.ère.s. dans la perspective d’une reflexion commune sur les possibilités collectives de luttes. [Traduction anglophone en attente]

Précarité alimentaire : la Bancale reprend du service

Chaque lundi, le collectif La Bancale propose un moment de cuisine collective pour les personnes en situation de précarité. Au menu : lutter contre l’insécurité alimentaire et l’isolement social par la préparation et la distribution de repas au centre-ville de Dijon. Et on ne va pas vous le cacher, en cette rentrée, on aura besoin d’aide. On a même écrit cet article avec le fol espoir de faire grossir nos rangs.