Parc Baudin-Mirande, mensonges du maire de Dijon

Lors du conseil de Dijon Métropole le 17 décembre 2020, François Rebsamen a menti délibérément aux élus sur le prix demandé par l’État pour la Maison du Colonel et le parc attenant. Ceci afin de laisser la main au promoteur immobilier.

Dijonnaises engagées, nous avons suivi les actions récentes d’un collectif d’habitant.es en lutte pour protéger le parc de la « maison du colonel » situé rue de Mirande. Il demande notamment au Maire de Dijon d’acheter ce bien à l’État, pour créer un espace vert dont les habitants du quartier ont tant besoin.

Le 17 décembre au Conseil de Dijon Métropole, François Rebsamen a fait mine de solliciter l’avis des élus sur l’opportunité d’acquérir ce bien immobilier pour la ville, en répétant à plusieurs reprises que l’État en demandait 4,5 millions, soulignant que c’était trop cher pour la collectivité.

En réalité comme l’a expliqué le collectif d’habitants, ce montant correspond au prix conclu entre l’État et un promoteur immobilier, inscrit dans une promesse de vente, à laquelle le promoteur a finalement
renoncé le 31 décembre 2020. Très élevé par rapport au niveau du marché foncier local, ce prix résultait de la mise en concurrence entre promoteur par la procédure « d’appel d’offres à la concurrence » organisée par l’État.

Nos fonctions dans des institutions locales nous ont permis d’accéder à la « Déclaration d’intention d’aliéner », document officiel par lequel l’État a demandé à la Ville, fin 2018, si elle souhaitait exercer son « droit de priorité » pour acquérir la Maison du Colonel, avant qu’elle soit proposée aux promoteurs par appel d’offres.

Dans ce document, l’État propose de céder le bien à la ville pour un prix un peu inférieur à 2 millions d’euros, donc sans aucun rapport avec le montant de 4,5 millions asséné par le Maire. Bien sûr Rebsamen ne peut pas ignorer ce prix inscrit dans la déclaration d’intention d’aliéner, puisqu’il a
lui-même renoncé le 23 janvier 2019 à exercer le droit de priorité de la ville, en réponse à cette DIA. Face à l’attitude grave et déplorable du maire de Dijon qui a menti délibérément aux élus de la Métropole, nous avons décidé de rendre publique cette information pour éclairer les dijonnais.es.

Le Maire répondra probablement que 2 millions ou 4,5 millions c’est pareil, pour lui qui n’est pas disposé à dépenser plus d’1 euro pour acquérir ce parc, comme il l’a déclaré au Bien Public le 31 janvier 2021 : « Si l’État veut nous le céder pour l’euro symbolique, on verra ce qu’on peut en faire ».
Les Dijonnais.es apprécieront les efforts que leur maire est prêt à faire pour créer un espace vert dans un centre-ville qui en manque tant.

Dijonnaises anonymes



Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Institutions

Départ de Bernard Schmeltz : il était temps !

La nouvelle est tombée ce mercredi à la sortie du conseil des ministres : le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté et de la Côte-d’Or Bernard Schmeltz quittera ses fonctions le 24 août prochain. L’heure est venue de faire le bilan de ses deux ans et demi de mandat pendant lesquels le futur ex-préfet a fait l’unanimité contre lui.

Abolir la police

Presque une quinzaine de personnes ont été tuées lors d’« interventions policières » depuis le début du confinement. Une quinzaine de noms qui viennent s’ajouter à la liste interminable des victimes de crimes policiers, aux côtés de Zyed et Bouna en 2005, Wissam el Yamni et Amin Bentounsi en 2012, Rémi Fraisse en 2014, Adama Traoré et Mehdi (à Lyon) en 2016, Zineb Redouane en 2018, Steve Maia Caniço en 2019. Sans parler de tous ceux qui n’ont pas fait la une. Une vingtaine par an si on veut s’adonner à un décompte macabre.

Articles de la même thématique : Urbanisme

Jardins de l’Engrenage : démonstration de bon sens pour les pros du béton

« Nous avons l’impression que tout est mis en place par une extrême minorité pour que l’aberration, l’irrationnel, l’emporte sur le bon sens » déclare le syndicat des entrepreneurs de travaux publics.
De quelle minorité parle-t-on ? Le béton, ce serait ça le « bon sens » ? Les Jardins de l’Engrenage décryptent la situation.