[Projection] Lutter ici et maintenant

Projection de Lutter ici et maintenant

« Dans les années 70, les irréductibles survivants de l’esprit de Mai 68 et leur descendance perpétuent l’idée de guerre sociale permanente, de communisme immédiat et de remise en question du mode de vie dominant. Ils agissent hors de tout parti politique ou syndicat officiel, y compris les plus à gauche. La seconde moitié des années 70 voit l’émergence au grand jour, en particulier à Paris, d’une remise en question radicale de la société, par le vol, le sabotage, la réquisition des logements vides. La mouvance s’essouffle à la fin de la décennie, mais la tendance la plus dure choisit le chemin de la lutte armée. L’histoire d’Action Directe commence.

Dans le paysage social récent, quel est le dénominateur commun entre les comportements violents lors du mouvement social contre la réforme des retraites ou le sommet de l’Otan de Strasbourg, le soutien des plus virulentes des associations aux expulsés de Cachan ou aux chômeurs et travailleurs précaires, la reprise par des jeunes gens du café restaurant et de l’épicerie de Tarnac pour en faire un lieu de débat social ? Toutes ces actions, aussi différentes soient-elles, engagées par des collectifs pas forcément d’accord sur tout, proviennent d’acteurs engagés dans une même mouvance, l’autonomie. Dans chaque cas, la même motivation, se réattribuer des choix et des actes, loin des relais sociaux établis. La mouvance autonome est informelle et hétérogène, mais elle existe, et fait parler d’elle dans les médias, sans nécessairement relier chacune de ses voies d’action. »

Réalisé par Philippe Roizès
Ecrit par Philippe Roizès
Production : Kuiv productions

Mardi 13 novembre, 17h
Campus universitaire
Batiment Droit-Lettres
Salle R05

Gratos



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Abolir la police

Presque une quinzaine de personnes ont été tuées lors d’« interventions policières » depuis le début du confinement. Une quinzaine de noms qui viennent s’ajouter à la liste interminable des victimes de crimes policiers, aux côtés de Zyed et Bouna en 2005, Wissam el Yamni et Amin Bentounsi en 2012, Rémi Fraisse en 2014, Adama Traoré et Mehdi (à Lyon) en 2016, Zineb Redouane en 2018, Steve Maia Caniço en 2019. Sans parler de tous ceux qui n’ont pas fait la une. Une vingtaine par an si on veut s’adonner à un décompte macabre.

Les invisibles

« il dit qu’il ne savait pas qu’il y avait grève sinon il l’aurait faite ils se mettent d’accord lui et le syndicaliste ils vont tous sortir et nous on contrôle le mouvement jusqu’à la fin les jaunes prennent leurs voitures et sortent dehors toute la manif fait la haie ils sont obligés de rouler au pas à leurs têtes on voit qu’ils ont peur ils ont monté les vitres et bloqué les portières quelques crachats giclent et des coups de pied dans la carosserie »

De la vergence des luttes soixante-huitardes et dix-huitardes

Une brève « poésie » contributive à la guerre en cours

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