[Projection] Lutter ici et maintenant



Projection de Lutter ici et maintenant

« Dans les années 70, les irréductibles survivants de l’esprit de Mai 68 et leur descendance perpétuent l’idée de guerre sociale permanente, de communisme immédiat et de remise en question du mode de vie dominant. Ils agissent hors de tout parti politique ou syndicat officiel, y compris les plus à gauche. La seconde moitié des années 70 voit l’émergence au grand jour, en particulier à Paris, d’une remise en question radicale de la société, par le vol, le sabotage, la réquisition des logements vides. La mouvance s’essouffle à la fin de la décennie, mais la tendance la plus dure choisit le chemin de la lutte armée. L’histoire d’Action Directe commence.

Dans le paysage social récent, quel est le dénominateur commun entre les comportements violents lors du mouvement social contre la réforme des retraites ou le sommet de l’Otan de Strasbourg, le soutien des plus virulentes des associations aux expulsés de Cachan ou aux chômeurs et travailleurs précaires, la reprise par des jeunes gens du café restaurant et de l’épicerie de Tarnac pour en faire un lieu de débat social ? Toutes ces actions, aussi différentes soient-elles, engagées par des collectifs pas forcément d’accord sur tout, proviennent d’acteurs engagés dans une même mouvance, l’autonomie. Dans chaque cas, la même motivation, se réattribuer des choix et des actes, loin des relais sociaux établis. La mouvance autonome est informelle et hétérogène, mais elle existe, et fait parler d’elle dans les médias, sans nécessairement relier chacune de ses voies d’action. »

Réalisé par Philippe Roizès
Ecrit par Philippe Roizès
Production : Kuiv productions

Mardi 13 novembre, 17h
Campus universitaire
Batiment Droit-Lettres
Salle R05

Gratos



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On a décidé de prendre le temps d’essayer d’articuler les raisons de notre refus de participer à la dynamique des soulèvement de la terre. Pas tant pour la nouveauté de nos réflexions, parce que du nouveau dans toute cette histoire il n’y en a pas. Personne n’a réinventé la roue ces derniers temps et on peut dire que tout a déjà, à d’autres moments, été vécu, dit ou réfléchi. Même dans l’histoire des anarchistes ou des autonomes qui à un certain moment, se retrouvent, peut-être par manque de perspective ou plutôt par besoin de reconnaissance, à être attirés par l’idée d’organisation verticale avec des comités centraux qui se projettent en interlocuteur autoproclamé avec le pouvoir en place. C’est pas nouveau, et la récupération politique de franges radicales par des organisations et partis de gauche non plus. Alors pourquoi se pencher là dessus, et se donner la peine de formuler ces critiques ? Simplement parce que des fois, ça peut aider, pour passer une fois pour toutes, à autre chose de plus intéressant et plus stimulant.

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