Vendredi 11 décembre, marche aux flambeaux contre la précarité



Ce rassemblement au-delà de la question des loyers, a pour but de faire entendre notre colère et notre unité contre la précarité organisée par l’état au bénéfice des plus riches, les bailleurs sociaux en sont un des rouages.

La CLCV appelle à rassemblement et manifestation Vendredi 11 Décembre à 18H devant le bailleur social Habellis, 28 boulevard Clémenceau. (à côté de l’auditorium)

Les bailleurs sociaux se foutent de notre gueule et permettent au aux propriétaires/bailleurs privés de s’en mettre plein les poches ;

Le récit de ce qu’il s’est passé à Nuits st Georges n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, Habellis est un marchand de sommeil mais ce n’est pas le seul. Les témoignages que reçoit la CLCV vont dans ce sens et ce n’est pas nouveau. Les bailleurs depuis longtemps se contentent d’encaisser les loyers et n’envisagent des travaux de rénovations qu’en dernier recours.
Entre temps pour eux c’est petits fours, réunion et communication aux frais des locataires, ça informe la presse en grandes pompes avec l’adjointe au logement sur des batiments qui vont être détruits mais ça oubli de le dire aux locataires qui peuvent habiter la depuis 20 ou 30 ans.

Pour les locataires à l’entrée dans un appartement, le bailleur va proposer soit « des bons rénovations » qui permettront de faire les travaux eux-même, soit de patienter encore avant de rentrer dans l’appartement attendu déjà depuis longtemps. Une main d’œuvre à pas cher qui si elle se rate dans les travaux se les verra déduire de la caution à la sortie.

Ce que les bailleurs sociaux ne rendront pas non plus aux locataires, ce sont les charges payées en trop, souvent pour rien. La CLCV quand elle vérifie la régularité des charges, peut par exemple découvrir que le bailleur paye avec l’argent des locataires, un paysagiste pour tondre deux fois par mois la pelouse d’un bâtiment qui n’en possède pas.
Ces scandales sont nombreux, mais les bailleurs doivent se dire que la voix des pauvres personne ne l’écoute alors autant en profiter.

Pourtant redistribuer l’argent les bailleurs savent faire, en 2019 Habellis avait engrangé 3,5 millions d’euros de bénéfice, le bailleur en a redistribué presque 1 million à ses actionnaires à peu près autant que l’année précédente.
Les locataires seront ravis d’apprendre qu’ils ne sont pas les assisté-es dépeints si souvent mais qu’en plus ils ont été les gentils mécènes d’actionnaires (souvent les même qui dénoncent l’assistanat du système français).

Une partie des bénéfices auraient pu être attribués pour baisser les loyers, baisser les charges des locataires, mais c’est l’inverse que préfèrent faire les bailleurs. Il n’y a plus rien de social dans le logement social et cela participe à faire que les loyers de la ville restent inaccessibles pour les pauvres.

Le MEDEF participe à la commission d’attribution des logements, ils sont là pour vérifier la solidité du dossier, pour faire en sorte qu’aucun loyer ne soit impayé pour ne pas que les bénéfices diminuent. Comme souvent avec eux le cercle qu’ils entretiennent est aussi vicieux que leur éthique est dégueulasse.

Lutter contre ces abus pour commencer à détruire la « machine » précarité !

Dans le parc HLM des logements sont vides et/ou en attente de rénovation, pourtant le fric est là. De plus les bénéfices vont droit dans la poche des bétonneurs ou de leurs complices, comme par exemple le Grand Dijon actionnaire des bailleurs sociaux et bâtisseur de logement inabordable pour les pauvres .

Tant que le logement social aura comme objectif de faire profiter ceux qui se bouchent le nez quand ils prononcent ces deux mots, les injustices continueront, les flics nationaux ou municipaux continueront d’emmerder des sdf, les locataires continueront d’être à découvert à partir du 15 (ou même du 10) de chaque mois.

Aujourd’hui il n’est plus rare dans le parc HLM de trouver des locataires pour qui la part du loyer dépasse 50 % ou 60 %, alors qu’elle ne devrait pas dépasser 30-35 % pour pouvoir vivre convenablement.
Quand le smic a été crée en 1950 il devait permettre à une famille de 2 adultes et 2 enfants de pouvoir vivre. Quand tu payes ton loyer de 700euros avec ton salaire de 1200, les 500euros qui restent c’est de la survie.

Comment s’en sortir quand plus de la moitié de notre fric a déjà foutu le camp au 5 du mois ? Comment ne pas avoir la rage quand une partie de ce fric sert à ce que des porcs du MEDEF se goinfrent alors que le fait même d’habiter en HLM est un frein à la recherche d’emploi ? Comment ne pas se dire que ces gens qui demandent l’abolition du smic et des 35h ne sont pas que des pourris qu’il faut abattre ainsi que leur complice, bailleurs sociaux, banquier, agence immobilière ?

Vendredi nous marcherons au flambeau dans la ville de Dijon rdv à 18h à l’auditorium.
Et Samedi on suivra ceux qui remettent ça l’après midi.

Ils organisent et fliquent la précarité, nous proposons de la détruire.

Précaires Solidaires



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