Le conseil municipal de Talant vote l’extension de la vidéosurveillance à toute la commune



Le conseil municipal de Talant a décidé ce mardi 30 mars 2021 de déployer un système de vidéosurveillance sur l’ensemble de la commune. 21 caméras viendront s’ajouter à la douzaine déjà installées aux abords du centre-commercial du Point-du-Jour en janvier 2017.

Des caméras aux entrées de villes et autour des écoles

D’après le maire LR Fabian Ruinet, ces caméras devraient être placées aux entrées et sorties de villes (boulevard de Troyes et Combe Valton) pour « vérifier la circulation, contrôler ce qui s’y passe, et avoir une idée des précise des personnes qui rentrent sur le territoire et en sortent. [...] L’idée c’est qu’on puisse modifier les orientations des caméras en fonction des jours de passage, des nuits, des périodes de traffic, etc ». La même réflexion s’appliquera à tous les quartiers, avec par exemple deux caméras installées aux entrées du bourg.

D’autres caméras seront installées aux abord des écoles et du collège Boris Vian. Pour justifier ce choix le maire instrumentalise un fait-divers sordide, le viol d’une colégienne le 7 janvier dernier rue de Talant à Dijon. Fin janvier, d’autres élus de droite avaient déjà intrumentalisé cet évènement pour demander l’installation de caméras dans les établissements scolaires du secteur, mais aussi dans les rue de Talant et rue Raoul de Juigné. Ils ont semble-t-il été entendu par la mairie de Dijon puisqu’une caméra a depuis été installée au croisement de la rue de Talant et du boulevard de Chèvre-Morte.

Un réseau relié à terme à OnDijon

Pour revenir aux caméras Talantaises, 11 devraient être installées en voirie sur des mâts et 10 directement sur des bâtiment communaux. Coût total de l’opération, 400 000€, avec, le maire l’espère, une participation du ministère de l’Intérieur via le Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance.
Fabien RUinet ajoute que « l’ensemble de ces caméras seront reliées en filaire, et l’ensemble de ces images seront consignées au sein du nouveau commissariat de police que nous sommes entrain de mettre en place, avec un dédoublement dans le courant de l’année prochaine avec les services de police nationale et OnDijon. »

Les élus d’opposition se sont contenté de déplorer de ne pas avoir été consultés plus tôt sur ce projet, en évoquant toutefois l’inefficacité de ces dispositif, qui n’est plus à prouver. La délibération a été adoptée avec 19 voix pour, 1 abstention, et 7 personnes ne prenant pas part au vote.

Voir les « débats » ici (à partir de 1h40).



Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Politique locale

[Besançon] Jean-Philippe Allenbach, prophète du vide

Pour celui qui affirme incarner la voix du « régionalisme », la logorrhée apparaît parfois plus proche des thèses du Front comtois [1] que de celles du RPFC [2]. Connu pour ses mots vifs et son franc parler, le président du MFC [3] Jean-Philippe Allenbach enchaîne toutefois les dérapages depuis quelques années. Après un parallèle douteux entre la candidate EÉLV Anne Vignot et le Maréchal Pétain en juin 2020, c’est la diffusion d’une vidéo aux relents haineux début décembre 2021 qui jette désormais le trouble. Par ce relais d’un contenu islamophobe et fallacieux, les simples bévues jadis fâcheuses prennent une tournure autrement plus avilissante.

La guerre Belfort-Montbéliard ? Plutôt la guerre des mots et la guerre des classes !

Les élus des agglomérations de Montbéliard et de Belfort jouent un « drama » digne des meilleur.es influenceur.ses des « réseaux sociaux ». Ces politiciens ont encore choisi le clash et la médiocrité pour cacher leur incapacité à gérer notre territoire industriel globalement. Devant cette nullité politicienne et l’urgence de virer tous ces parasites, la presse du Crédit Mutuel (L’Est Républicain) décrit tout ceci comme une « guerre ». Décryptage :

Articles de la même thématique : Videosurveillance