Soutien aux commerçants de la place de la Madeleine, paupérisés pour la deuxième année consécutive !

2027, âge de raison et d’équilibre : vieille dame en gilet jaune. 7e année de manifestation.

L’étoile du Berger a un nouveau prénom, Laurent. Cet obscur objet du désir, dragué par tou-te-s à LREM de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement à Édouard Philippe, en passant par Blanquer, tou-te-s murmurent à son oreille « Reviens Laurent, sois des nôtres, assieds-toi et parlons ».
Qui a pu écouter sans broncher Édouard Philippe mercredi 10 décembre ? Qui n’a pas compris, dans un éclair de lucidité aveuglant, que la question de la violence est pleinement légitime à la veille du plus grand fric-frac jamais organisé par l’état ? Le vol en direct de dizaines et dizaines de trimestres pour le bien de tous, surtout celles et ceux né-e-s en 1975 qui en plus de s’être tapés Casimir, Giscard et l’épidémie de Sida vont devoir maintenant travailler jusqu’à extinction de leurs dernières forces ? Même Sibeth Ndiaye la bien nommée (Sibeth ? même un humoriste de France Inter n’aurait pas osé !) se goure en direct. D’accord, si t’es trop con pour t’arrêter à 62, ben tu paieras un « malus » (tu comprends ce mot, toi qui depuis des décennies te fais arnaquer par les assurances privées y compris les auto-proclamées « solidaires ») mais rassure-toi, une fois ce mauvais moment passé, tu recupéreras ton taux plein au moins jusqu’à ta première chimiothérapie. Sibeth, voyons Sibeth tu n’as rien compris. Si tu arrêtes les frais à 62, tu seras puni jusqu’à l’échec de ta troisième chimiothérapie. En bref, le malus jusqu’à la tombe. Heureusement ni Édouard Philippe (je vous conseille de regarder à son sujet un documentaire intitulé « Mon pote de droite ». Édifiant.) ni bientôt Laurent Berger qui s’apprête (le 16 ?) à vendre l’argenterie et la grand-mère avec ne parlent de chimiothérapie ou de choix de cercueils. Non, autour de la table Knöll, on cause « équilibre budgétaire », « primes », « valeur du point indexée sur le salaire ». On est sérieux, calmes, modérés, en mission. Blanquer-l’inénarrable sur l’antenne de France info déclare que nul n’est autorisé à bloquer le pays, à empêcher le canard qui a donné son foie, à l’huitre qui accepte d’être gobée crue, de parvenir jusqu’à nos estomacs. Que vivent la FNAC, Amazon et le petit commerce ! Que soient pendus au ballast le cheminot de Sud et le gilet jaune ! Et toi la femme, greluche écervelée, quand comprendras-tu que tu es la « gagnante » toutes catégories du grand jeu du régime universel ! Toi, l’enseignant, que tu seras re-va-lo-ri-sé avec des billets de Monopoly sans même passer par la case Prison sauf si tu enfreins l’article 1 de « L’ école de la Confiance. »
Une pluie de points, comme la cendre à Tchernobyl, s’abattra sur les épaules des valeureux pompiers qui auront éteint l’incendie social. L’hiver nucléaire attend le peuple, scandé mécaniquement par des élections comme autant de pélletées de terre jetées sur des cadavres au fond d’une fosse commune.
Vous, syndicats « réformistes », réfléchissez bien avant d’aller « négocier », avant « d’amender » ce qui ne peut l’être, avant de vendre la peau du chômeur, du salarié, du précaire. Vous prendrez place aux côtés d’un ministre capable d’affirmer face caméra que chacun, même lui et ses semblables, participera à l’effort collectif, que 1000 euros pour une carrière complète est une avancée historique, que le Conseil National de la Résistance a ouvert la voie et que Macron est le fils spirituel de Jean Moulin. Le syndicalisme que vous incarnez est à peu près aussi convaincant que celui pratiqué par Jimmy Hoffa. Sauf que Scorcese ne vous consacrera jamais un film, Laurent Berger !
Pour finir et parce qu’il il faut rendre la parole à ceux cités sans vergogne par un pouvoir qui ose tout, ces quelques lignes :
« Il nous appartient de veiller tous ensemble à ce que notre société reste une société dont nous soyons fiers ; pas une société des sans-papiers, des expulsions, des soupçons à l’égard des immigrés, pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la sécurité sociale, pas cette société-là où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusées de cautionner si nous avions été les véritables des héritiers du Conseil national de la Résistance. »
C’était en 2010 et heureusement pour E. Philippe et ses amis Stéphane Hessel est mort. Il n’a donc pas connu Macron, Castaner, Philippe, LREM
La camarde est bonne fille quand elle sauve les valeureux d’un ultime camouflet.



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