Nouvelle grève illimitée chez SKF à Avallon


Yonne

Lundi 12 avril, la quasi-totalité des 140 salariés de l’usine SKF d’Avallon ont débuté un nouveau mouvement de grève illimitée pour affirmer leur opposition à la fermeture du site prévue fin 2022.

Les salariés de l’usine SKF d’Avallon sont spécialisés dans la conception et fabrication de couronnes d’orientations qui permettent d’optimiser la transmission de puissance dans des pièces mécaniques industrielles. Ce lundi matin, une centaine d’entre eux sont réunis pour dire « non » à la fermeture.

Les salariés dénoncent des mesures d’accompagnement inexistantes. Ils entrent avec la direction dans une phase importante : celle de la négociation des indemnités de départ, qui, selon les représentants du personnel, « ne sont pas à la hauteur de ce que le groupe peut vraiment faire ».

Les salariés ont donc entamé cette grève illimitée jusqu’à l’obtention d’une enveloppe globale de 35 millions d’euros pour les indemnités à partager entre les salariés. L’intersyndicale affirme : « On n’est plus dans un climat de confiance, au fil des discussions rien n’avance. Beaucoup de salariés sont inquiets. On a le sentiment qu’ils laissent mourir la situation. »

Pour visibiliser leur combat et se faire entendre, les grévistes ont aussi investi le centre-ville d’Avallon ce mercredi 14 avril. Ils veulent par là alerter l’opinion publique et encourager un maximum d’habitants à les soutenir dans leur combat.

Plusieurs dizaines de salariés ont ainsi convergé peu avant 15 heures rue Aristide-Briand et place de l’Hôtel-de-Ville. Là, ils ont entonné plusieurs chants avant de prononcer un discours, invitant un maximum d’Avallonnais à les rejoindre. Sur place, plusieurs élus étaient présents pour afficher leur soutien aux grévistes. L’ancien maire d’Avallon a réaffirmé le soutien de la municipalité aux salariés.

JPEG - 153.1 ko


Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Syndicalisme

Grève des AESH le 19 octobre

Cette année encore, le ministère Blanquer fait sa rentrée auprès des Accompagnant·es d’Elèves en Situation de Handicap avec un cartable bien fourni. Conditions d’emploi et de rémunération précaires, formations quasi inexistantes, généralisation délétère des PIAL et dégradation des conditions de travail sont à nouveau au rendez-vous pour cette rentrée 2021...

Articles de la même thématique : Licenciements

[Besançon] Un représentant de section syndicale menacé de licenciement

« Leroy Merlin » à Besançon-Chateaufarine, ce sont quelques cent-quarante salarié.e.s et comme partout des conditions de travail à défendre. Après dix années d’ancienneté, Romain a décidé de s’engager en ce sens. Il a ainsi été désigné représentant de section syndicale Force Ouvrière, en décembre dernier. Un mandat qu’il entendait utiliser pour agir concrètement, alors que les prochaines élections CSE sont prévues pour 2023. Jusqu’à qu’il reçoive, il y’a quelques jours, un courrier de son employeur, le convoquant à un entretien préalable à éventuel licenciement.

La CGT réclame la reprise de la Chocolaterie de Bourgogne

Vendredi 24, à l’appel de la CGT FNAF, des ancien·nes employé·es de la Chocolateriede Bourgogne se sont rassemblé·es devant la mairie et ont déployé une banderole sur la tour Philippe Le Bon et une délégation a été reçue à la mairie de Dijon pour réclamer la reprise de l’entreprise.