Privé·e·s de sortie, l’émission marseillaise pour les galérien·nes

En direct depuis un appartement squatté et confiné de Marseilles, Privé·e·s de sortie donne la parole à celles et ceux qui subissent le plus directement la situation...

 
 
En cette période de confinement, les radios libres fleurissent et se réinventent. Nous en avons contacté pleins pour qu’elles nous racontent comment ça se passait de leur côté.
La chronique Radios Déconfinées présente chaque jour sur dijoncter une nouvelle radio.
Et pour introduire cette série, vous pouvez aussi lire Les voix déconfinées : le retour des radios libres ?

 

Est-ce que vous pouvez vous présenter ?

L’émission s’appelle « Privé.e.s de Sortie » sur radio Galère tous les jours de 16 à 17h. On est trois co-habitants, on fait l’émission en direct depuis notre appart squatté et confiné sur Radio Galère 88.4FM et DAB+, qui diffuse sur l’agglomération marseillaise. On se met d’accord sur les sujets à aborder à trois, et on appelle à la participation. On reçoit des chroniques assez nombreuses de l’extérieur qu’on diffuse, souvent plusieurs par émission.

Pourquoi avez-vous créé cette radio ?

L’émission est née au premier jour de confinement. Dès le 18 mars y’a eu pas mal d’urgence à donner des infos sur les initiatives solidaires des personnes précaires à Marseille. Faire cette émission c’était un moyen direct pour briser l’isolement pour les gen.te.s qui nous écoutaient et pour nous un moyen de se battre contre le sentiment d’impuissance lié à la situation. Pas besoin d’internet pour avoir les infos, juste un petit poste de radio.

Qu’est-ce que vous diffusez ? À qui est-ce que vous vous adressez ?

On s’adresse à tou.te.s les marseillais.es, particulièrement à toutes les personnes précaires, et qui le sont encore + dans cette crise.
Chaque jour on a en direct au téléphone des personnes qui subissent le plus la précarité et le confinement (et leurs soutiens). On a ainsi pu faire des interviews en direct avec un prisonnier des Baumettes, une infirmière syndiquée des urgences, une travailleuse du sexe, des personnes enfermées au Centre de Rétention Administrative de Marseille, une écoutante numéro-vert (contraception avortement) du planning familial 13, une membre de la CNT-SO pour des infos sur le droit du travail (chomage partiel, droit de retrait,...), un membre d’un collectif d’habitant.e.s de quartier, des membres du squat de St-Just pour les mineurs isolés étrangers et familles demandeuses d’asile, etc. Parmi les chroniques qu’on reçoit, certaines chroniques font partie intégrante de l’émission et sont quotidiennes.
On fait aussi des brèves d’infos de Marseille et ailleurs tous les jours, et régulièrement des billets pour approfondir un peu divers sujets liés à la crise du Covid-19.
Chaque samedi on diffuse une sorte de BestOf, c’est l’exception de la semaine car c’est pas en direct. Et chaque dimanche c’est Spéciale Dédicaces, on a une ligne téléphonique sur laquelle tout le monde peut envoyer un sms pour faire sa dédicace et on passe les musiques demandées !
Pour participer : pvsortie@riseup.net
Pour + d’infos : page FB de l’émission « Privé.e.s de sortie - radio confinée »
Pour écouter
 : les podcasts sont sur radiogalere.org

En temps normal radio Galère propose aussi deux fois par semaine l’émission « Parloir libre », une émission de messagerie pour les personnes enfermées (prisons, CRAs, HPs). Comme tous les parloirs sont suspendus en prison, les émissions continuent d’exister, elles sont assurées depuis des apparts confinés. De nouveau créneaux ont même été ouverts parce que trop de besoins/demandes. Voici les horaires pendant le confinement : Lundis, Mardis, Mercredis 20h-21h, jeudi 20h30-22h,
samedis 19h-21h. Il faut écouter les émissions pour connaitre le numéro à appeler pour les dédicaces et témoignages.

Est-ce que vous avez des conseils à donner pour celles et ceux qui voudraient se lancer ?

Difficile en quelques lignes.
Pensez à la radio pirate et à la FM les ami.e.s ! Parce que ça permet à tout le monde d’écouter, pas seulement celles et ceux qui ont internet.
Pour les webradio ou les studios déportés, je propose gratos la mise à dispo de flux de streaming sur mon serveur perso à qui en a besoin, si c’est pour une utilisation non-commerciale, le temps du confinement. Contactez pvsortie@riseup.net

PNG - 523.7 ko


Proposer un complément d'info

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Lien hypertexte

(Si votre message se réfère à un article publié sur le Web, ou à une page fournissant plus d’informations, vous pouvez indiquer ci-après le titre de la page et son adresse.)

Ajouter un document

Articles de la même thématique : Radios libres

Thechangebook, réseau social associatif, non marchand, géré et financé par ses propres membres

TheChangeBook, réseau non marchand, présente toutes les fonctionnalités d’un réseau social, (publicité et exploitation des données en moins, serveur vocal en plus pour les A.G. décentralisées), mais il est d’abord et avant tout un outil collectif à gérer collectivement, un laboratoire in situ pour tendre vers l’autogestion.

[Chalon] C’est la fin du confinement, c’est la fin de cocovidalocacaducul

C’est la fin du confinement, c’est la fin de cocovidalocacaducul

Eko des garrigues, pas de radio soupe pendant le confinement !

La radio Montpelliéraine continue sa programmation musicale pendant le confinement, pour ne pas laisser tomber nos oreilles dans les mains des radios soupes.

Articles de la même thématique : Médias libres

Dijoncter Papier #2 est sorti !

Dijoncter Papier #2 est enfin disponible dans les lieux les plus (dé)branchés de Dijon ! Où le trouver ? Combien il coûte ? Que contient-il ? Cet article répond à toutes vos questions !

Les sites d’infos à Dijon c’est la champion’s league !

Invitation à découvrir un nouveau site d’information indépendant sur Dijon.

Lettre ouverte à Dijoncter menacé par Carabossavia

On t’aimait tellement...