Affaire Seïf Boulazreg : deux nouveaux témoins contredisent la version « officielle »


Doubs

Pendant la nuit du 23 au 24 juillet, un jeune est mort lors d’une opération policière à Besançon. La version médiatique et policière des évènements est remise en cause par plusieurs témoins.

Que s’est-il vraiment passé le dimanche 24 juillet, à la sortie de la boîte de nuit « le QG » ? Pour le Procureur de la République et le chef des flics du Doubs, les choses sont simples : il s’agit d’un tragique accident, point barre. Malgré les doutes et la pression populaire qui montent, le portrait d’un client refoulé devenu agressif demeure chez les officiels comme dans la presse. Un récit qui initie l’altercation, la poursuite et la mort d’un jeune homme. Mais cette thèse, elle tient sur les déclarations d’une personne : le patron de l’établissement, ex-policier. Lequel est désormais remis en cause par deux témoins.

Chronique d’une nuit agitée.

Pour ces noctambules, l’histoire relayée par certaines officines de presse ne correspond en rien à la réalité qu’ils ont constaté. C’est pourquoi ils ont décidé de sortir du silence, en couplant leur parole par des attestations écrites destinées aux Autorités. Les deux affirment qu’ils quittent alors l’établissement « le QG », en cette matinée du dimanche 24 juillet. L’un regagne son véhicule, l’autre file en direction de son domicile. C’est à ce moment là qu’ils assistent à « l’altercation » entre Seïf et le taulier de la boîte, cette scène brossée comme une véritable agression (pour le contexte, relire l’article de Kawa TV).

« Seïf, il s’est présenté à l’entrée principale avec ses copains vers 03h30. Mais lui, il s’est fait recalé. Il a retoqué à la porte, avec insistance. Cependant la décision fut maintenue, il est donc resté dehors. Il a alors repoussé une caméra avec sa main, qui s’est désorientée. C’est à ce moment là que M., responsable de la sécu., s’est approché. Il lui a demandé de déguerpir, avec un de ses amis. Mais le patron a débarqué, furieux et muni d’une gazeuse-extincteur. Il lui a intimé l’ordre de rester sur place en attendant la police, car d’après lui il avait dégradé le dispositif. Le gamin a ensuite paniqué… » indiquent-ils.

Que penser alors des premières allégations livrées dans les médias mainstreams ? « À aucun moment, je n’ai perçu Seïf comme agressif ou menaçant. Le seul dans cet état, bah c’était le boss. Je ne cherche pas à excuser une connerie, s’il avait fauté je l’aurais assumé sans complexe. Mais moi ce que j’ai vu, c’est qu’il a foutu une pauvre tape sur cette cam’ genre pour dire “eh oh j’suis là.” Elle n’a pas été “démolie” comme j’ai pu le lire peu après, elle s’est juste retournée. Pas plus, pas moins. Qu’un professionnel s’énerve pour si peu et déboule armé face à un mino, c’était donc abusé » motive l’un d’eux.

Un ancien de la BAC mis en cause.


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