Errance Urbaine #10 - Juin Juillet 2019

L’actualité vue par les rues de Dijon ces dernières semaines. Au programme de l’urbanisme, un soleil de plomb et une question récurente : où est Steve ?

Urbanisme et terres maraîchères

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Pendant que la municipalité parle d’autonomie alimentaire à coup de ceinture verte et de circuits courts éco-responsables la bétonisation de terre maraîchères continue.

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Restent quelques îlots de verdurent là où les gens luttent et s’organisent.
Aux Lentillères la lutte contre le PLUi s’organise et les marchés hebdomadaires ont repris.

Les Lentillères face à Dijon Métropole

L’enquête publique se terminant le 14 juin , un rassemblement devant Dijon Métropole était appelé 2 jours plus tôt pour dénoncer l’enquête publique relative au PLUI ou plutôt l’hypocrisie démocratique visant à détruire les terres agricoles des Lentillères.

5 août
Quartier des Lentillères : les marchés reprennent !

Avec l’été, les marchés hebdomadaires des Lentillères reprennent. Premier marché de la saison ce jeudi. Venez profiter de légumes du jardin et autres produits délicieux à prix libre. C’est aussi l’occasion de (re)découvrir le quartier.

23 juin

Ou est Steve ?

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Ces dernières semaines, les murs de Dijon comme ceux d’autres villes en France posaient tous la même question : où est Steve ?

Steve a disparu dans une charge de police le soir de la fête de la musique à Nantes, pendant une soirée techno qui avait lieu sur un quai de la Loire. Pendant cette charge extrêmement violente (grenades lacrymo, une dizaine de tirs de LBD et une dizaine de grenades de désencerclement), 14 autres personnes sont tombées dans la Loire et sont parvenues à en ressortir.

Après plusieurs semaines sans réactions officielles, sinon une plainte des policiers pour des jets de projectiles à leur encontre, les autorités ont finalement annoncé avoir retrouvé le corps de Steve le lundi 29 juillet.
À Dijon, comme dans des dizaines de villes, un rassemblement pour rendre hommage à Steve et dénoncer les violences policières a eu lieu pendant le premier week-end d’août.

Dijon : plusieurs centaines de personnes ont demandé justice pour Steve

Ce vendredi, plusieurs centaines de personnes ont manifesté dans les rues de Dijon pour rendre hommage à Steve Maia Caniço, mort le 21 juin dernier suite à une attaque de la police contre une soirée techno.

8 août

Canicule

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C’est chaud. Fin juillet on en est déjà au deuxième épisode de canicule de l’année. Vendredi 28 juin le record de chaleur enregistré en France a été battu dans le Gard avec plus de 45°C.
Le second graffiti fait référence une sortie climato-sceptique de Pascal Praud dans une de ses émissions débilisantes, on vous épargne les liens youtube.


Urbanisme et graffiti

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Lundi 10 juin, le très servile Bien Public consacrait sa manchette ainsi qu’un dossier de deux pages au « casse-tête » des « tags en hauteur ».
On pouvait notamment y apprendre que :

  • L’effacement coûte 150 000€ à la ville pour les tags à portée du sol (moins de 4m), à raison de 200€ pour 2h d’intervention.
  • Au-delà de 4m l’effacement est au frais des propriétaires et, étant donné qu’il coute 25 fois plus cher que pour les tags au sol, prend parfois des années (à bon entendeur...).
  • L’aseptisaiton de la ville est le petit business de la société Le Signe de l’Environnement, dont on peut voir les véhicules suivre les cortèges de certaines manifs pour en effacer immédiatement les messages, comme si rien ne s’était passé.

En fouillant un peu (site de la municipalité, du Signe de l’Environnement) on peut en apprendre un peu plus sur la politique municipale d’effacement des tags.
Sur dijon.fr, on nous explique ainsi que l’effacement coûte 8000 € par mois, et que 600 m² de tags et graffiti sont effacés chaque jours, à la demande d’agents de la mairie ou suite à des appels de citoyens-flics. Les délais d’effacement annoncés sont de 48h pour les tags, et 1h (!) pour « pour des propos injurieux, racistes ou discriminatoires », dans lesquels il faut manifestement comprendre les propos politiques.
Sur le site du Signe de l’Environnement, on peut découvrir la philosophie de cette entreprise plus-écolo-que-moi-tu-meurs, qui en fait des tonnes sur ses voitures « 100% électriques », ses « abrasifs doux et naturels », ses « solvants végétaux », ou ses peintures au « faible taux de COV ». Pour son dirigeant François-Xavier Desertot (« adepte du management participatif »), pas de graffiti ou de tags mais de la « pollution visuelle », des murs « souillés », des « gribouillis illisibles, laids, et souvent grossiers », qui laissent « une impression de malpropreté et d’insécurité ». Le « shampouinneur des villes » [1], fin esthète, ajoute qu’« aujourd’hui nous n’enlevons que ce qui est laid, la notion d’artistique est rarement exécutée en centre-ville. » [2]

L’ambition est d’assurer le « rayonnement » de Dijon, de son centre-ville museifié, « plus grand centre commercial de Bourgogne », de plus en plus difficile à diférencier de la Toison d’Or. Une ville aseptisée, rendue inhabitable pour le bien être des touristes internationaux et des commercants.

À vos bombes !


En vrac

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Un peu de musique pour finir :

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Notes

[1Le Journal du Palais, Décembre 2014

[2Eco Plus 21, Avril 2012

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